Week end découvert(e)

Ca y est, c’est vrai, c’est là, c’est réel. C’est l’Australie.

Dans le bus pour rejoindre le centre ville, on ouvre grand les mirettes. Tout est grand, un peu différent, mais pas si étranger que ça. Nous traversons une banlieue, cela fait très « american way of life ».

Arrivés dans notre auberge de jeunesse (auberges appelées ici «backpacker»), premier vrai échange en anglais avec la réceptionniste pour annoncer notre réservation. Ouille, ok, va falloir se sortir les doigts. Après quelques baragouinages à moitié compréhensibles, on obtient la clé et le numéro de notre dortoir.

Nous voilà donc dans un dortoir de 6 personnes. L’auberge est confortable, salle de douches nikel et grande cuisine bien équipée. Kévin, breton de son état, rencontré dans l’avion et avec lequel nous avons discuté pendant les escales se retrouve avec nous dans la chambre. Je ne le sais pas encore mais il va faire partie intégrante de ce début de voyage.

Un p’tit coup de fil plus tard, nous voila en train de boire une bière avec Max, arrivé depuis plus d’un mois en Australie. Un peu crado, les cheveux éclaircis par le soleil, il déboule avec le sourire. Son arrivée s’est bien passée, il a acheté un van et travaille pour se refaire un peu. Malheureusement son van est assuré pour seulement 2 personnes, nous ne pourrons pas en profiter. De plus, il bosse tout le weekend à démonter un festival sur Adélaïde, et enchaîne sur les vendanges le lundi. Nous ne le verrons donc pas immédiatement. Il me fait comprendre qu’il ne nous aidera pas plus que ça non plus. A nous de nous demmerder. Même si sur le coup, je pense l’avoir eu un peu mauvaise, il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre où il voulait en venir. Quel intérêt d’avoir tout le travail mâché, alors que c’est justement ça le plus important : apprendre à se débrouiller à l’autre bout du monde.

Nous avons terminé la soirée dans un pub d’Adélaïde. Deux ou trois bières plus tard, j’étais dans un état lamentable, les 50 heures sans dormir ont commencé à se faire sentir. Un bye bye à Max et go to bed.

Le samedi, mode touriste activé ! Petit déjeuner/brunch dans un snack du marché couvert de chinatown. C’est le premier contact avec la junk food : œufs au plat, champignons, tomates, toasts, énormes tranches de bacon. Ca luit tellement c’est gras, mais c’est fichtrement bon. C’est mon cholestérol qui va être content. Un petit tour de la ville (chinatown, le centre, le mall) et direction la plage, à quelques dizaines de minute en tramway.

Mitoyenne d’Adélaïde – et finalement son extension sur le bord de mer -, Glenelg est une petite ville très touristique. Une rue composée de commerces et de bars, une place remplie de restaus près d’une immense plage de sable avec un grand ponton. Ambiance « Alerte à Malibu ».

Avant de repartir (sans coup de soleil, merci la crème solaire protection 50, les lunettes et le bob), nous tombons enfin sur un « liquor shop » pour acheter de quoi prendre l’apéro le soir même. Car oui, c’est la galère pour trouver de l’alcool dans ce pays. Les superettes, les supermarchés, les petites épiceries chinoises n’ont pas le droit d’en vendre. Il faut aller dans un magasin spécial qui ne vend QUE de ça. Le paradis de l’alcoolique. Vins, bières, whiskys, vodkas, j’en passe et des meilleures, il y même du Ricard, de la Chartreuse et de l’absinthe… Par contre, niveau prix, on sent une belle différence avec la France. Au même titre que le tabac, l’alcool est cher, voire très cher (pour info, le paquet de tabac à rouler de 30g le moins cher coûte 19$, soit à peu près 13 euros…).

Après un apéro bien arrosé, petit tour dans les bars d’Adélaïde ! Au passage, nous embarquons avec nous notre nouveau compagnon de chambre, Yu, un japonais transitant sur Adélaïde pour rentrer chez lui prochainement. En effet, au lieu de le réveiller en pleine nuit en rentrant à pas d’heure, autant qu’il nous suive ! C’est plus logique non ?

Je ne sais pas si l’on peut se faire une idée d’une ville et de ses mœurs en observant sa vie nocturne mais il semblerait qu’Adélaïde soit proche du « american style ». Soit discothèques soit lounges, les bars sont très tendance. Quelques english/irish pubs par ci par là. Beaucoup de jeunes en groupe, les filles habillées sur leur « 31 pupute » (mini robe de soirée, mini short moulant… le soir, tout devient mini), les hommes en mode un peu-classe-mais-détendu. C’est un peu bordélique mais pas violent. La police patrouille pas mal et il y a deux videurs / armoires à glace par bar. Nous avons fini dans un pub diffusant en live les matchs de foot de la ligue anglaise (avec 9h30 de décalage, les matchs de l’après midi sont diffusés vers minuit, ceux du soir vers 4h du mat’). Bien sympa !

Le lendemain matin, gueule-bois-qui-fait-dire-l-alcool-c-est-nul. Junk food et coca, c’est reparti direction le zoo. Yu, avec qui nous avons bien sympathisé pendant la soirée, nous accompagne. Le zoo est vraiment excellent, avec des pandas et tout plein d’autres animaux qui viennent de loin, dans des cages pas forcément grandes mais véritablement bien foutues au niveau de la flore et du rendu naturel. A 28$ (20 euros) l’entrée, on se dit tout même que c’est un minimum.  La journée se finit tranquillement et le soir tombe en même temps que notre fatigue arrive. Return to backpacker.   

Fin du weekend découverte qui annonce un futur découvert si l’on ne travaille pas. Les dépenses vont très vite et être dans une grande ville n’aide pas à économiser. Dernière nuit réservée à l’auberge (le dimanche soir), avant d’être sans abri…

Let’s go pour la galère !

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