Suicide month (Part II : « Climax et glorious rain »)

Le caravan park de Batchelor est, à l’image de sa ville, en train de mourir d’ennui sous un soleil de plomb, peuplé de ci de là comme pour prouver qu’il est toujours en vie, qu’il s’accroche encore, qu’il ne faut pas l’enterrer tout de suite.

Nous, on a la pêche, on s’en tape. Un ou deux jours ici et nous sommes partis. Nous passons à l’épicerie-station-essence-restaurant-bureau-de-poste de la ville pour acheter de quoi manger. Pas grand-chose, hein. Du pain de mie, un bout de fromage, de jambon et quelques biscuits. Le tout en marque-à-pas-cher-pas-bon. Et là, bim ! Nous mattons les prix. Grosse claque. Fallait s’en douter, mais tout de même cet épicier n’a pas honte. Il affiche des prix plus abusés que le russe ouvert 24/24 pas loin de la fac lorsque j’étais étudiant. Tant pis, faut bien se nourrir. Nous alignons le blé et, en quittant l’endroit, nous amusons sur le fait que c’est bien la dernière fois qu’il voit la couleur de notre argent, que jamais il ne nous reverra.

Les deux jours passent donc sans encombre, à glander, mater films et séries, jouer aux cartes. Puis arrive le samedi après midi, date d’arrivée prévue de Jo. Petit coup de fil pour être sûr qu’il arrive au bon endroit, et savoir à quelle heure. Première surprise, il est déjà à Darwin (il est donc passé non loin de Batchelor sans s’arrêter, alors que c’est sur le chemin de Darwin). Deuxième surprise, dans le meilleur des cas, il nous faudra l’attendre encore quelques jours car sa voiture est au garage. Il ne sait pas si c’est réparable et combien cela va coûter. Il me conseille également d’appeler des fermiers de Batchelor… Je tique un peu… Ca sent le désistement à plein nez… Nous reprenons donc deux nuits au caravan park de Batchelor et retournons voir l’épicier/pompiste/buraliste/bandit de grand chemin. Et vlan, que l’on reclaque de la maille chez lui. Ne jamais dire jamais.

Au caravan park nous commençons les brainstormings. On ne sait pas trop à quel saint se vouer. Est-ce que Jo a juste tracé sur Darwin car sa voiture commençait à donner des signes de faiblesses et a préféré éviter de rouler en ville, s’arrêter, redémarrer plus chargé (nous plus nos affaires) afin de prendre le moins de risque avant de rejoindre un garage ?… Ou a-t-il tout simplement décidé de nous lâcher, sans nous récupérer ? Il est encore un peu trop tôt pour le savoir. On le sent mal, mais on garde espoir. Nous nous remettons donc à nos activités passe-temps, le cœur un peu lourd. J’ai beau essayer de me vider l’esprit avec séries et films, un dialogue intérieur continu s’installe entre 2 petites voix. Celle qui voit le mal partout et qui s’exprime en gueulant sur le ton de la peur et l’autre qui essaye de positiver en parlant calmement.

« Bordel, mais ça pue cette situation ! N’attendez pas ce type, il ne viendra jamais ! JAMAIS !

« Mais non, relax, c’est l’affaire d’un ou deux jours de plus, ce n’est pas trop grave »

« Il te demande de chercher du boulot sur PLACE ! T’es niais ou tu le fais exprès ?! »

« C’est au cas où… C’est peut être pour essayer de voir s’il n’y a pas mieux que le plan qu’on a déjà… »

« Ne fais pas l’abruti bordel ! Ca sent MAUVAIS ! »

Le lundi matin, je vais aux nouvelles et appelle Jo. S’ensuit une conversation au cours de laquelle je lui fais répéter quasiment toutes ses phrases, tant j’ai dû mal y croire. Une conversation qui lorsqu’elle se finit pose un bon gros poids sur les épaules. Une conversation qui fait carburer l’esprit à toute vibrure, entre plans de rechange et pédalage dans la semoule. J’informe Jon des infos que je viens d’apprendre et, par la même, des galères qui nous tombent encore sur le coin de la gueule.

Jo a fait le tour des fermes avant d’arriver sur Darwin et a trouvé un boulot dans les mangues, pour lui seul. Quand je lui demande s’il peut voir pour nous, il répond évasivement « mmmh well, i’am not sure they need people… ». Et comme sa voiture n’est pas en grande forme, il hésite fortement à venir nous récupérer. Il nous re-conseille de chercher du taf sur Batchelor, en sous entendant de ne plus trop l’emmerder. Sans déconner, v’là le pote.

Nous passons encore deux jours bien pénibles au caravan park, pendant lesquels  nous appelons les fermiers du coin, dont les récoltes ne sont pas encore prêtes. Il faut attendre au moins deux semaines, chose dont il n’est absolument pas question. Ras la casquette de ce caravan park miteux, de claquer un pognon fou à l’épicerie du coin, d’être encore et toujours bloqués à Batchelor. Cassos.

Alors que nous sommes sur le point de prendre un ticket de bus pour retourner sur Darwin, Jo nous appelle et nous annonce que sa voiture est réparée et que, son boulot ne commençant que dans une semaine, il peut venir nous chercher, pauvres âmes errantes que nous sommes… Après nous avoir lâchés, il nous prend de haut. Nan, mais sans déconner, v’là le pote !

Malgré tout, cela reste une bonne nouvelle, nous allons pouvoir bouger. Notre plan reste sur le fermier vietnamien qui doit nous appeler sous peu -dans la semaine-. Certes nous n’avons pas de véhicule, mais quelques coups de fils et une annonce sur internet « Nous avons un boulot si tu as une voiture » devraient fonctionner. Ne reste qu’à attendre l’appel du fermier après nous être rapprochés de Darwin.

Jo nous récupère donc, les retrouvailles sont plutôt joyeuses, mais tout de même entachées d’un léger malaise. Il nous dépose dans le caravan park le plus éloigné de Darwin, nous vendant ses mérites : « c’est le moins cher ». Sous entendu, « bande de pauvres ». Il ne s’empêche pas de nous demander 20 dollars chacun pour l’aller retour… et se barre tout de suite après. Bordel de cul, sans déconner, v’là le pote !

L’autoroute, le bush cramé, écrasé par le soleil et absolument rien d’autre autour. Super, le caravan park. Mais, quelques dizaine de minutes après être parti, Jo revient et nous annonce qu’il veut aller faire un tour au parc national de Litchfield pour quelques jours en attendant que son boulot débute. Nous ne sommes pas du tout chauds. Ayant déjà vu Litchfield , n’ayant presque plus un rond pour y aller et ne voulant pas être hors réseau pour le coup de fil du fermier, nous déclinons. Il nous pousse un peu, nous assure que tout sera à ses frais, nous fait regarder autour de nous.

« Vous voulez rester ici dans cet endroit tout pourri ou venir avec moi à Litchfield tout frais payés ? »

(Soit dit en passant, endroit tout pourri où TU nous as amenés…)

Finalement nous acceptons, mais restons assez mitigés. Et nous revoilà au Litchfield national park. Ironie du sort, nous devons repasser sur Batchelor pour nous y rendre… Nous revoyons donc les mêmes choses, les mêmes termitières, les mêmes cascades, la même jungle, ce n’est plus « checked » (comme si l’on cochait une case sur la liste des choses à faire en Australie), c’est carrément « double checked ». Jon et moi décidons d’écourter un peu notre séjour car en plus de ne rien faire de nouveau, Jo se fait de plus en plus radin. Il veut sauter des repas, limite ceux que nous prenons. Le matin, il nous laisse à peine le temps de boire un thé, histoire d’éviter que nous lui piquions du pain de mie et de la confiture… Pas vraiment agréable à vivre, pour ne pas dire carrément lourd. De plus, je crains de manquer l’appel du fermier. Crainte justifiée. Lorsque nous repassons sur Batchelor, où il y a un peu de réseau, je vois que j’ai loupé son appel. Mais de peu, d’une petite demi heure. Ca devrait le faire. Je rappelle immédiatement. Et, là, encore une petite claque. Comme il ne m’a pas eu tout de suite, il a directement appelé d’autres types et leur a filé le job…

Nous touchons un peu le fond à ce moment. De retour à un autre caravan park -plus proche de Darwin, dans sa banlieue-, nous ne sommes pas au mieux. Il nous reste une dizaine de jour avant la banqueroute. Plus de plan boulot, pas de voiture, presque plus un radis, bref, on se fait un revival d’il y a 3 semaines auparavant.

Nous repassons dans les agences d’intérim, (r)appelons les fermiers de la région, répondons aux annonces sur Gumtree et sur le journal. Rien de concluant. Nous voyons véritablement la fin du voyage se profiler après seulement 6 mois. Le retour en France. Ouch. La grosse déprime commence à nous ronger. Nous échafaudons des plans tordus et peu réalistes pour essayer de s’accrocher à ce gros caillou perdu au milieu des océans qu’est l’Australie. Mais finalement peu de véritables solutions se profilent. Ca craint, ça pue, c’est moche. Nous sommes à ce moment là dans le climax de notre galère, et au quatrième sous-sol pour ce qui est du moral. Dans cet intervalle, quelqu’un qui m’est cher m’a envoyé un mail essayant de me remotiver. Dans son message, une phrase s’est révélée être extrêmement juste : «Et l’importance du détail, tu le connais… ». Complètement dépité, n’y croyant plus vraiment, j’ai répondu de manière assez cynique… Et pourtant, cela a été parfaitement juste. Car en effet, tout s’est passé dans le détail…

Pour comprendre cela, il faut que je vous explique un peu nos rencontres au caravan park. Pendant une dizaine de jours, nous avons vécu « à l’australienne », observé la vie et les autochtones.  Et honnêtement, nous avons été entourés de gens bien particuliers… Ces « gens là ».

D’abord il y a Bret, plus un cheveu sur la tête, un faciès de bouledogue, qu’à perdu son permis tellement qui boit, mais il continue, son nouvel hobby, c’est d’faire sa bière à lui. Il se la colle toutes les nuits, avec de la mauvaise liche, et il devient gentil. En journée, encore plein comme une bourriche, il est tout abruti, c’est à peine s’il vous reconnait. Dans ces caravan parks, on ne vit pas, on boit.

Et puis il y a Michaël, qui est complètement taré, que quand il est tout seul, il fait du karaté, il se parle à lui-même, à haute voix, jusqu’à ce qu’il nous voit, car là il s’arrête, il fait semblant de rien, il tourne la tête. Il squatte la camp kitchen, et son regard nous gène. Il amène même sa stéréo, et met du hard rock, fait de l’air guitar. Faut pas jouer les sains d’esprit, quand on est plein de tocs. Et puis, il y a les autres. Les vieux qui sortent leur chien, du matin au soir, du soir au matin. Les deux filles jeunes et jolies, qui ne bougent pas de devant leur campement, en attendant sagement, que rentre les muscles de leurs petits amis. Ceux qui attendent que la vie passe, en trainant de ci de là, en restant assis sur leur terrasse…

Et puis, et puis, il y a Hayden. Qui est sympa comme c’est pas permis. En rentrant tout les soirs, il passe nous voir, partage ses bières avec nous, et ses steaks de kangourou. Même que c’est finalement grâce à lui, que tout s’est débloqué, et qu’au jour d’aujourd’hui, on a pu rester.

Hayden, c’est un peu notre sauveur. Australien pure souche, originaire du South Australia, il a décidé de bouger dans le Northern Territory, histoire de changer, motivation teintée d’un peu de crise de la quarantaine. Incroyablement amical, nous avons bien sympathisé avec lui. J’avoue qu’il nous a bien aidés à tenir les journées en mousse, remplies de refus ou d’appels inutiles. Le soir, après son boulot, il se ramène avec des bières, discute avec nous, nous conseille sur les coins à démarcher. Et finalement, là est toute l’importance du détail,  pour son jour de congé, il nous a amené aux waterholes de Berry Springs (des sources d’eaux chaudes où il est possible de se baigner). Cette simple action a permis, de fil en aiguille, de détail en détail, à débloquer notre situation.

Car là bas, nous avons rencontré des français qui ont travaillé avec Max (l’Australie est petite). Sympas, ils nous ont passé un plan boulot possible dans les mangues. Après avoir appelé le fermier, il nous demande de passer le voir, et nous donne une adresse que je note approximativement. Le lendemain, nous demandons à Jo de nous y amener, qui accepte en rechignant un peu. Mais comme il se sent un peu coupable de notre galère -nous lui mettons la pression-, il n’a pas vraiment le choix. Après un petit quart d’heure de route et ne trouvant pas l’adresse, il commence à râler. Alors nous prenons le premier croisement et nous arrêtons à la première ferme qui passe, histoire de demander pour du boulot, on ne sait jamais.

Et là, libération, délivrance, soulagement. La voilà, notre « glorious rain ».

Sous le hangar principal, un petit vietnamien nous reçoit. Propre sur lui, chemise, pantalon, grosse montre, il a tout du business man. Il s’agit du grand patron de cette
ferme. Il nous répond que oui, il y a du boulot pour plusieurs semaines, oui, le personnel est logé gratuitement, que oui, on commence demain. La paye est bonne (16$ de l’heure), les journées conséquentes (10 heures par jour). C’est LE plan. Un petit aller retour pour récupérer nos affaires au camping, et nous voilà à nous installer à la ferme. Entre temps, Jo nous a plus ou moins fait comprendre que comme c’est grâce à lui que nous avons trouvé du boulot, il voudrait bien une valise de bière en remerciement. J’vous ai déjà dit à quel point c’est un pote ?

Le soir, après s’être installés, nous rencontrons les autres travailleurs. C’est simple, il y a trois  groupes : les vietnamiens, les indonésiens et les français. Parmi ces derniers, un couple fraichement arrivé en Australie et une bande de 3 filles bien sympathiques. Alors que nous faisons connaissance, je réalise à quel point cela fait du bien de renouer un peu des contacts sociaux avec d’autres backpackers. Depuis un bon mois, exceptés les rares jours passés en présence de Jo ou de Jon et Maja à Batchelor et les quelques soirées avec Hayden, Jonjon et moi n’avons été seulement que tous les deux. Forcément, ça pèse. Surtout en mode galère. Je réalise aussi que nous avons l’air de véritables hommes des cavernes. Barbus, cheveux longs, nous avons un peu été déconnectés ces derniers temps… Heureusement, Morgane, une des filles, est  coiffeuse (plutôt très très douée… merci Momo !) et, en deux temps trois mouvements, nous a fait un petit « rafraichissement ». Le retour à la civilisation est complet : du taf, des rencontres, une nouvelle tête. Ca fait du bien.

La pêche commence à revenir, le sourire aussi. Nous commençons le boulot avec joie. Le picking de mangues est assez particulier, la cueillette s’effectue avec un sécateur télescopique qui maintient le fruit afin de le poser au sol. Il faut passer sous l’arbre, repérer les mangues, faire attention à ne pas casser les queues car la sève présente dans le fruit est acide et provoque des brulures. Ensuite, les mangues passent dans un bain de produits chimiques afin d’éliminer cette sève. Tant que l’on fait attention, ce n’est pas le pire boulot du monde. C’est même plutôt marrant, on se prend pour un chasseur, tenant le sécateur un peu comme un fusil, on furette sous les arbres, on zieute, on trouve de beaux filons remplis de mangues…

Au bout de 3 jours, le grand patron organise un énorme barbecue, plein de viandes, de poissons, bières à volonté. C’est un peu trop gros pour être un barbeuc’ de fin de semaine… nous captons alors que la saison est finie… Petits doutes sur notre futur. Après des discutions assez compliquées avec les superviseurs vietnamiens -qui parlent un anglais très approximatif, pire que ceux des tomates à Carnarvon-, nous sommes rassurés. Pas de problème, il faut encore faire l’élagage des arbres, et ce pour plusieurs semaines. Ouf. Nous devons seulement attendre quelques jours avant de commencer. Dans cette période, les filles quittent la ferme. Le même jour débarque une vietnamienne qui nous explique qu’elle a besoin de monde pour la récolte de sa parcelle. Etant en accord avec la ferme dans laquelle nous sommes, elle nous mobilise pour travailler chez elle. Nous acceptons et nous retrouvons dans une petite ferme, encore plus reculée que la première.

Nous sommes en fait dans une exploitation très familiale. Quatre membres dans la famille, quatre travailleurs : la mère (33 ans), le copain de la mère (25 ans), la première fille (10 ans) et le fils du couple (4 ans). Tous mettent la main à la pâte, du père qui cueille à la mère qui lave les mangues en passant par les enfants qui aident à l’empaquetage. Enfants complètement lobotomisés, conditionnés à bosser. Eh oui, pas besoin d’une usine Nike pour assister au travail des enfants…

Nous avons travaillé avec le paternel, qui n’en est pas vraiment un. A chaque pose et malgré nos discutions un peu décousues à cause de son anglais, nous avons compris qu’en fait, il est un peu devenu père par hasard, et qu’il a du assumer. Cela n’a pas l’air de vraiment l’enchanter (« don’t do family too young ! »)… D’ailleurs le petit de 4 ans m’a fortement rappelé le gamin du bush, manquant pas mal d’attention…

Même si nous avons eu des conditions identiques de travail (salaire, heures par jour…), le boulot s’est avéré être un peu plus rude que dans l’autre ferme. Leur méthode est en effet un poil plus à l’ancienne. Pour transporter les mangues, point de véhicule avec remorque qui suit les cueilleurs dans les allées mais des caisses en plastique à charger dans un vieux van branlant. En fin de journée, aller chercher des dizaines de caisses contenant 2 tonnes de mangues, les charger dans le van et les décharger dans le hangar, ça fait un peu plus de boulot. Le logement est également à l’ancienne, un algeco en face de leur maison, avec 2 matelas au sol et une salle de bain envahie par les grenouilles, juste assez grande pour un Wc et une douche.

Mais bon, le boulot s’est enchainé et les semaines sont passées. Morgane est revenue de Darwin pour retravailler un petit coup, accompagnée d’une amie, ce qui a permis de ne pas rester encore qu’entre quatre yeux, et de se marrer un peu. Seul véritable ennemi, la chaleur, nous avons vraiment senti le « build up ». Nous avons aussi vécu les premières pluies pré saison humide. Au bout de 3 semaines nous avons pensé à arrêter, la fatigue, les pluies en vue, les filles parties et un départ d’allergie sévère étant les raisons les plus évidentes. En effet, la sève présente dans la queue et la peau des mangues est acide et provoque des brulures mais est également allergène : plaques rouges sur les bras, le cou, le visage, quelque fois des difficultés respiratoires… Rien de bien sympa, en somme. Les mangues, c’est bon quand c’est dans l’assiette mais à ramasser, c’est beaucoup moins cool. Impossible maintenant d’en manger une sans avoir un petit dégoût tant l’odeur rappelle celle de la sève, des arbres…

Nous avons donc été payé le dernier jour, en cash. Comme l’achat sur Internet de billets d’avion n’a pas marché pendant que nous avons travaillé -une sombre histoire de sécurité avec nos cartes de crédit-, le jour même, nous nous sommes précipités dans une agence de voyage pour prendre des billets d’avion direction Bali (pour le lendemain… pas question de rester sur Darwin un jour de plus). Et puis, on s’est dit qu’étant sur place, autant prendre aussi des billets pour Cairns, après le retour de Bali. Et v’lan, un bon bout de la paye qui part dans l’avion, mais bon, payer 800 dollars en cash, c’est toujours marrant. Nous n’avons été riches que pendant quelques heures…

Deux trois bus et une nuit dans le hall de l’aéroport plus tard, nous embarquons à 4 heure du mat’ pour Bali. Baliiiiiii ! A nous l’aventure, à nous un peu de mouvement, à nous le fun.

Au revoir le Northern Territory (adieu même), bonjour l’Indonésie !

Voilà qui marque la fin de nos galères en Australie (pour l’instant… *touche du bois*).

Prochain post, les photos de notre session mangue, suivi des photos de Bali, comme promis !

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