Tasmanie : Veni

Avant de prendre l’avion direction Melbourne, nous passons encore une journée sur Cairns. C’est le moment de profiter d’un peu de confort et de faire quelques folies sans avoir vraiment de remords, les comptes en banque étant relativement pleins. Session shopping au mall -roi de l’achat compulsif, un mall est juste un énorme traquenard pour moi-, restaurant américain de haut standing (Burger King), bières européennes… tout va bien !

Cairns est une ville agréable qui, bien que pas franchement transcendantale, m’a tout de même laissé un bon souvenir. Sur certains points, c’est un peu une Darwin « bis », centre ville assez petit, quelques buildings ça et là et une ambiance de fête carrément assumée aux vues des nombreux bars, discothèques et backpackers présents. Mais bizarrement, il n’y a pas la sensation de « too much » un peu malsaine rencontrée dans la capitale du Northern Territory. De plus, plusieurs détails jouent en la faveur de Cairns : la présence de pas mal de bâtiments à l’architecture coloniale, des parcs et des espaces verts plutôt sympas et les montagnes couvertes de jungle aux alentours.

Il y a certainement un peu de mauvaise foi -bien involontaire- dans cette comparaison : la découverte et l’appréciation d’un lieu vont de pair avec l’état d’esprit du moment. A Darwin, nous avons connu une des périodes les plus pénibles de notre voyage, difficile de se souvenir de cette ville sans penser à la galère. Je dois avouer qu’il est possible que je change d’avis lors d’une prochaine visite. Je vous vois venir : galère ou non, recul ou pas, Carnarvon ne mérite aucunement une deuxième chance.

Avant de quitter Cairns, nous mettons en place notre plan pour la Tasmanie. Nous allons visiter l’ile aux célèbres marsupiaux avec 2 compagnons : Marion, une des françaises rencontrées sur notre premier passage sur Cairns, et Max, le fameux 3éme larron de l’onglet « A propos » que nous n’avons finalement pas beaucoup vu.

Marion est en Working Holiday Visa elle aussi. La vingtaine, elle est pour l’instant restée dans les grandes villes (Melbourne, Sydney). Lors de notre rencontre, elle nous a fait savoir son envie de commencer à bouger autour de l’Australie en mode road trip.  Voulant commencer par la Tasmanie au moment où nous voulons y aller, nous nous sommes organisés ensemble. Nous la retrouverons donc à Melbourne, parée pour l’aventure.

De ce côté, c’est réglé. Par contre, concernant Max -à Perth pour le moment-, il y a un petit contre temps… Notre plan pour la Tasmanie est un peu égratigné par un événement bien malheureux : il a eu un accident de voiture. Il va bien, malgré un léger choc à la tête.  Son van, qu’il devait vendre quelques jours plus tard lui permettant d’être à l’aise pour cette session road trip, est quant à lui totalement irrécupérable. N’étant pas en tort, il doit gérer avec les assurances pour un remboursement, mais cela risque de décaler son arrivée… Nous verrons sur Melbourne l’avancée de tout cela, il reste encore quelques jours avant notre arrivée en Tasmanie. Pour l’instant, Melbourne here we come !

Dans la grande lignée de notre voyage où l’anticipation n’a pas été un maitre mot, nous n’avons pas prévu de réserver quelques jours à l’avance une navette pour nous emmener de notre backpacker à l’aéroport. Il suffira de demander le matin même à l’accueil de l’auberge pour en dégoter une, avons-nous pensé, bien candidement. Sur le papier, c’est tout à fait possible, mais lorsque l’accueil est fermé jusqu’à 11h et que l’avion décolle à 10, c’est un peu plus dur. Nous voilà donc à trainer nos sacs jusqu’à la gare des bus pour chopper une ligne directe -que nous ne trouvons pas-. Le bus dans lequel nous montons nous dépose en banlieue, au début de la route menant à l’aéroport. C’est parti pour une heure de marche en mode ultra chargé sur les bords d’une route qui traverse un marais grouillant d’insectes et où les trottoirs sont inexistants. Jonjon et Lolo : où comment se compliquer la vie.

Nous arrivons trempés mais à temps. Les 4 heures de vol sont l’occasion de roupiller et d’observer un peu le paysage. Plusieurs minutes (voire dizaines de minutes) avant l’atterrissage, la banlieue de Melbourne s’étale sous nos pieds. Un tel tapis de pavillons est  impressionnant. Je réalise que cela faisait bien longtemps que nous n’avons plus été dans une très grande ville et suis impatient de découvrir ce qui fait de Melbourne une des villes les plus agréables au monde.

Une clope puis une navette « aéroport-centre ville » plus tard, nous nous retrouvons au pied des gratte-ciel, dans la foule compacte et occupée du CBD. Repérage sur la carte, déchiffrage des lignes de bus et de tramway, nous commençons à avoir le coup de main et ne sommes pas trop perdus. Nous devons retrouver Paco, un ami rencontré à Mareeba et qui est installé sur Melbourne.

Chapeau duquel s’échappent quelques dreads, sarouel, barbe et sourire, Paco, alsacien de son état, est un chouette type. Il a fait partie de l’aventure Mareeba mais est parti un peu plus tôt que nous, pour descendre la côte Est avec son van. Il est arrivé depuis quelques temps sur Melbourne, qu’il connait bien pour y avoir déjà passé un mois lorsqu’il est arrivé en Australie. Il s’est proposé de nous servir de guide et c’est avec grand plaisir que nous avons accepté.

Nous avons passé un peu moins d’une semaine sur Melbourne. C’est au cours des premiers jours que Paco nous a fait découvrir la ville à bord de son van et nous en a fait partager sa vision. Des lieux touristiques immanquables aux endroits vraiment alternatifs qu’il aurait été impossible de découvrir en si peu de temps, notre guide a vraiment rempli son contrat. Ce sont d’ailleurs ces lieux plus « underground » qui ont été les plus intéressants, les plus surprenants. Sur la fin de la semaine, il a dû nous laisser pour un boulot hors de la ville. Perdant en mobilité, nous avons profité pour explorer un peu plus le centre ville et prendre notre temps pour parcourir certains musées.

Melbourne est une cité jeune, vivante, animée souvent considérée comme la capitale culturelle, artistique et sportive de l’Australie. La forte immigration italienne, grecque, asiatique, libanaise et turque donne un aspect très cosmopolite à la ville. Le quartier chinois regorge de petites boutiques pittoresques ou de restaurants familiaux, plus cantines que véritables restaurants. Dans ces minuscules pièces bondées aux murs couverts d’estampes ou d’écritures chinoises, le service se fait dans un rythme effréné, et l’on peut sentir l’agitation des cuisines depuis la salle. Les odeurs, les sons, la qualité des plats, c’est absolument dépaysant. Absolument dépaysant aussi cette petite boulangerie libanaise qui ne vend que deux ou trois type de pain, dont une espèce de galette au sésame et aux herbes terriblement délicieuse, ou ces brasseries très européennes, contrastant un peu avec la domination du pub « à l’anglaise » que l’on trouve partout en Australie.

En plus de présenter des parcs et jardins plutôt sympa, le centre ville comporte pas mal de vieilles pierres. Cela est plaisant, car assez rare dans ce pays où l’Histoire fait défaut. Bâtiments d’époque au style victorien, ancienne églises ou la cathédrale St Paul côtoient les gratte-ciel modernes. Quelques fois, les vieilles structures sont intégrées aux nouvelles (comme ce centre commercial impressionnant construit autours d’une ancienne usine en brique datant des 1890). Il y a un côté très alternatif qui est entretenu et revendiqué. Certaines petites ruelles commerciales du CBD, alignant les snacks et les cafés, sont couvertes de graffitis : le street art est très répandu.

En parlant du côté alternatif, Paco nous a emmenés à Fitzroy, le quartier bohème, situé non loin du centre. Sorte de village dans la ville, il se dégage une ambiance bienveillante et bon enfant de ce quartier. D’anciens entrepôts ont été réaménagés en lofts ou en ateliers d’artistes et sur la rue principale, les vieux bâtiments d’un ou deux étages s’alignent, façades un peu décrépies mais pleines de charmes, présentant de nombreuses boutiques d’art, de fringues, de musique mais aussi des cafés ou des bars. C’est un peu hipster, sans la connotation négative -mais peut-être n’avons nous pas assez passé de temps pour le ressentir-. Un peu dans la même idée, quoique légèrement plus huppé et touristique, nous avons aussi visité St Kilda, mais plus brièvement. Il s’agit du quartier des backpackers, réputé pour son parc d’attraction permanent dont l’entrée est une gigantesque bouche de clown.

Toujours dans l’alternatif très « melbournien », Paco nous a également fait découvrir un concept bien sympathique. « Lentils as anything » (2 cafés, 1 restaurant végétarien) propose de payer ses consommations ou son repas le prix que l’on désire -voire ne pas payer si l’on n’a pas les moyens-. Nous avons fait un tour au restaurant (qui est en fait un self service/buffet) et j’ai été agréablement surpris. Il y a de nombreux plats proposés, ces derniers sont carrément bons, la salle est pleine et l’ambiance détendue. Etudiants, travailleurs, jeunes, personnes plus âgées, tout ce beau monde se mélange dans le réfectoire bariolé. Le concept semble fonctionner et s’être perfectionné : au fil du temps, l’association s’est agrandie et elle participe désormais à plusieurs autres projets.

Enfin, nous avons passé notre dernier jour à visiter les musées : celui d’art et d’histoire naturelle. Dans les deux cas, nous avons été agréablement surpris par leur qualité. Si vous ne l’avez pas encore compris, j’ai véritablement adoré Melbourne et c’est bien parce qu’un road trip en Tasmanie m’attendait que je n’ai pas eu de regrets à quitter cette ville…

Car nous voilà enfin au grand jour, le départ pour la Tasmanie ! C’est devant le ferry que nous  retrouvons Marion, qui a la pêche et qui ne se doute pas une seconde -ou presque- qu’elle part à l’aventure avec les rois du plans foireux et du mauvais timing. Nous montons à bord et nous installons sur les banquettes de la classe éco, à la mousse aussi épaisse que nos porte-monnaie à Darwin. Qu’importe, nous avons un goon.

Le début de la traversée est agréable. Nous regardons Melbourne s’éloigner, le ferry longe la côte paisiblement, accompagné par des escadrons de mouettes. Le grand air, la mer, un verre de vin, je me dis que mon premier voyage en ferry se passe bien, et que je n’avais aucune raison de m’inquiéter. Jusqu’à ce que le ferry quitte la baie de Port Phillips. Car là, j’ai commencé à sérieusement déchanter. Alors que les autres semblent supporter la chose, mon estomac et moi avons plus de mal. La traversée devient alors beaucoup moins paisible et le ferry, pourtant de taille honorable, est balloté quasi sans interruption jusqu’en Tasmanie. Tangage, roulis et autres mouvements nautiques destinés à faire comprendre que l’Homme vit sur terre, et que c’est mieux ainsi, m’ont mis dans un état lamentable et nauséeux. De plus, le pont sur lequel nous sommes est rempli de chaises tournantes, histoire qu’à chaque secousse, tous les sièges vides entament une espèce de danse circulaire hypnotique, ajoutant un peu plus d’intensité aux effets « perte de repères spatiaux », «malaise » et « régurgitation imminente ». Finalement, un peu épuisé, je me suis endormi esquivant une bonne partie du voyage.

A mon réveil, le bateau est moins balloté, et bientôt, nous voyons au loin se dessiner la Tasmanie. Chouette moment que de voir se rapprocher la terre et découvrir les premiers paysages tasmaniens. D’un ton jaune vert, tout en collines et en prairies constellées par de petites habitations, quelques forêts de-ci de-là, la côte nord de la Tasmanie a un léger côté anglais, ou breton. Un peu plus dans les terres, nous pouvons apercevoir un peu de dénivelé, pas de vraiment des montagnes à proprement parler, mais cela commence à en avoir l’air.

Nous posons enfin le pied en Tasmanie après 9 heures de traversée. Bien évidemment, nous n’avons pas vraiment prévu d’hébergement, ni de reconnaissance au préalable de Devonport,  notre bled d’arrivée. Nous galérons donc un peu avant de trouver un caravan park, mais dans l’ensemble l’arrivée s’est bien passée.

Les tentes installées et les affaires posées, nous fêtons le début de ce nouveau chapitre par un fish and chip/bières bien mérités au bord de la mer, au coucher du soleil. J’en profite pour appeler Max qui nous donne de très bonnes nouvelles : il a réglé le problème de l’assurance. Cette dernière le dédommagera, certes pas autant que la vente de son van aurait pu lui apporter, mais assez pour lui permettre de venir. Il arrivera dans quelques jours par avion à Launceston, ville un peu plus à l’est de Devonport. J’appelle également Jo, l’américain rencontré pendant le road trip sur la côte ouest. Après les quelques coups qu’il nous a fait sur Darwin, je compte bien jouer la carte du « tu nous en dois une ». Je sais qu’il est déjà en Tasmanie depuis un petit mois et a peut être quelques plans boulot. Car bien qu’encore larges sur le budget, nous pensons à bosser pour assurer la fin du voyage. De plus, la récolte des cerises en Tasmanie est réputée pour être plutôt rentable, bien qu’assez ardue. Autant en profiter. Justement, Jo travaille actuellement dans une ferme de cerises tout au sud de l’ile, et me propose 2 places dans la ferme où il se trouve. Je dois décliner l’offre : nous allons être 4 et de plus, nous ne pouvons pas nous rendre où il travaille dans le délai qu’il nous impose. Car, une fois encore, nous ne sommes que de pauvres piétons avec leur vie sur le dos. Marion n’ayant pas non plus le permis, nous devons attendre Max pour pouvoir acheter une voiture.

Le lendemain, visite de Devonport, où il semble n’y avoir rien à faire lorsqu’on a moins de 70 ans. Devonport est en effet une petite ville paisible, animée seulement par l’arrivée et le départ des 2 ferrys quotidiens. Une jolie promenade fleurie au bord de mer, un phare, un petit mall tout-mignon-tout-propre et quelques musées poussifs, c’est plus un endroit de transit qu’un lieu touristique. Ou un lieu pour finir ses jours, à jouer au bridge à l’ombre d’un porche. D’ailleurs nous n’y resterons pas longtemps : nous prenons le premier bus possible direction Launceston.

En attendant le bus, nous glandons dans un parc. Et réaliserons le soir même que ce petit coquin de soleil tape sacrément dur en Tasmanie. Moins brulant, moins « lourd » que dans les régions du nord de l’Australie, le soleil tasmanien est par contre plus agressif pour la peau et provoque très vite des coups de soleil (ceci est dû à la proximité du trou de la couche d’ozone). J’ai donc pu entretenir un look écrevisse bien classe pendant ce mois en Tasmanie qui a dû finir les restes de mon capital soleil déjà bien amoché.

Launceston est une ville assez grande (71000 habitants, 2ème ville de l’ile). En attendant l’arrivée de Max, nous avons commencé à y faire un peu de tourisme. Située au pied de falaises boisées et en bord de rivière, elle est agréable et assez animée. Ce n’est pas Ibiza, mais les quelques auberges de jeunesse et pubs présents assurent le boulot. Dans le centre ville, le parc public contient son lot de fleurs, statues, et autres fontaines, mais aussi plus surprenant, des macaques ! Un enclos, pas bien grand, contient une bonne vingtaine de macaques japonais dont certains sont assez apathiques. Nous avons également visité les Cataract Gorges, activité plus sympa que de voir quelques primates tourner en rond… Au cœur des falaises, dans des gorges abruptes à deux pas du centre ville, serpente la Esk River, aux allures de torrent montagnard. Un circuit de randonnée longe le court d’eau, à même les falaises, et mène à une sorte de piscine naturelle, d’où partent d’autres circuits. C’est un peu la plage de Launceston, le lieu de repos et de rencontre des habitants. Tellement qu’à côté du bassin naturel se trouvent un parking, une piscine municipale, un restaurant, des toilettes publiques, une espèce d’ascenseur pour ceux venant du haut des falaises et un télésiège… Forcément cela ruine un peu le côté naturel de la chose mais cela ne nous a pas trop surpris : c’est une manie bien australienne que de baliser, faciliter voire trivialiser l’accès au grand public à certains espaces naturels (le Lichtfield National Park est aussi un bon exemple).

Deux ou trois jours après notre arrivée sur Launceston, Max se radine enfin. Nous voilà réunis ! Après plus de 10 mois sans s’être vu, les retrouvailles sont chaleureuses et arrosées. Le road trip va enfin pouvoir véritablement commencer mais pour cela, nous devons acheter une voiture. Nous commençons ainsi à chercher un véhicule : épluchage des journaux, visites des concessionnaires, ratissages des annonces dans les backpackers. Pas grand-chose ne se propose à nous, surtout pour le budget que nous nous sommes fixé : environ 1000 $. Oui, c’est peu. Oui, nous sommes un poil pingres, mais nous n’allons pas dépenser trop dans une voiture qui va nous servir pour un mois tout au plus. Et puis, nos finances tirent déjà vers le bas. D’ailleurs, nous profitons de nos allers et retours en ville pour faire le tour des agences d’intérim et les nouvelles ne sont pas spécialement bonnes. Cependant nous ne nous affolons pas, le nord de l’ile n’est pas très agricole, nous attendrons d’être dans le sud pour trouver quelque chose.

C’est en revenant d’une agence d’intérim un peu éloignée du centre que Max a eu le coup d’œil : il l’a vue, alors que tous n’avions rien remarqué. Il l’a vue, notre future voiture, break bordeaux attendant derrière le grillage de la cour d’un petit garage d’une rue parallèle. Il l’a aperçu, ce petit panneau jaune présentant un prix barré avec un autre dessous : 1200 1100$. La voiture de nos rêves, je vous dis.

En l’examinant, tout parait parfait : le moteur, en bon état, brille de mille feux, l’intérieur est propre et excepté le fermoir du cendrier, tout est en excellente condition. Même la registration (assurance au tiers obligatoire, sorte de vignette) est valide pour encore plusieurs mois, pas besoin de mettre un cent dedans. Le garagiste, un petit monsieur grisonnant un peu dégarni, nous emmène pour la tester sur la voie rapide : le V6 nous montre sa puissance, le moteur ronronne, les freins réagissent bien. La conduite semble souple et agréable. Bref, la voiture de nos rêves. Max -qui adore acheter les choses le moins cher possible, c’est presqu’une passion- lui annonce de but en blanc « on la prend tout de suite mais pour 1000, en cash ». Le garagiste répond, du tac au tac, par l’affirmative.

Une fois l’acte de vente signé, et un passage au bureau des registrations pour faire changer le nom du propriétaire, nous voilà les possesseurs de Josiane alias Jojo*, une Mitsubishi Verada Executive V6 de 1993 ! Ma première voiture, la grande classe.

Une dernière mission avant de quitter Launceston pour l’Aventure, la vraie : acheter du matériel de camping et faire des provisions ! Réchaud, poêle, casserole, coutellerie, chaises pliantes, sac-congélation-qui-fera-office-de-frigo, nous sommes parés et vraiment impatients de quitter la ville et le backpacker où nous séjournons. Ce dernier a d’ailleurs présenté un incroyable condensé des clichés des pires clients de backpackers possibles : les types chelous qui font un peu peur (comme celui de notre chambre qui se lève une heure plus tôt que tout le monde pour s’asseoir sur une chaise et regarder les gens dormir, ou l’autre du salon avachi dans le canapé qui fixe un point derrière vous avec un regard mi-pervers mi-violent pendant 15 minutes et qui finalement s’endort), les asiatiques toujours entre asiatiques pas foutus de décrocher un mot à un occidental, le voyageur quincagénaire vicelard et alcoolique qui se croit jeune et qui vous colle tant qu’il n’y a pas de filles dans le coin, le rasta qui ramène son djembé -ou son didgeridoo, nous sommes en Australie…- pour jouer violenter son instrument de ses compos répétitives jusqu’à plus soif, le français qui bite absolument rien à L’Australie alors que ça fait 3 mois qu’il est là, j’en passe et des meilleures. C’est pour cela, et pour ne pas payer une nuit de plus car bon, nous venons d’avoir pas mal de frais, que nous décidons de prendre la route vers 5 heures du soir, direction : l’Aventure, la vraie !

Tasmanie, nous voici !

*C’était soit Josiane, soit Evelyne soit Corinne, les connaisseurs apprécieront.

PS :

Oui je sais ce que vous vous dites : « ah la feignasse, il finit même pas le récit du voyage sur ce post ». Je sais, mais tout d’abord, je pensais faire court, je vais faire long, nous avons pas mal visité pendant cette période. Ensuite, j’ai pas mal été occupé ces derniers temps. Nan, j’déconne (enfin quand même, si un peu). Et puis le découpage rend assez compte des étapes de ce moment de notre voyage et cela permettra de faire également 3 posts photos correspondant. Cela évite également  un « post pavé » indigeste et un énorme post photo à rallonge.

La suite « Tasmanie : Vidi », bientôt.

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2 commentaires pour Tasmanie : Veni

  1. __Morgane__ dit :

    Ayé, j’ai tout lu ! En trois fois ! Je vais pouvoir passer au post photos maintenant. Enfin, un autre jour, parce que là, j’ai plus le temps…

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